
Les ressources en terres, en sols et en eau sont essentielles à la production agricole et à la sécurité alimentaire mondiale. Jusqu’à maintenant la production et la productivité agricoles ont pu répondre aux besoins d’une population mondiale en hausse, au prix de coûts environnementaux très lourds.
Les pratiques agricoles intensives et l’utilisation non durable de produits chimiques entraînent une pollution croissante et l’épuisement des ressources en terres, en sols et en eau.
Ainsi, on observe que la dégradation des terres d’origine humaine affecte autant les terres cultivées, que les pâturages et les forêts dont dépendent les populations pour leurs moyens de subsistance.
Si la perspective d’une population mondiale qui va continuer de croître pour atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050 impose de produire davantage, la pérennité des ressources alimentaires exige de le faire mieux.
État des lieux et tendances
Croissance exponentielle
En six décennies (1964 -2023), le triplement de la production agricole a été majoritairement obtenu par l’intensification des cultures pendant que l’expansion des terres agricoles n’a atteint que 8 %. La consommation mondiale moyenne d’engrais en 2023 était de 116 kg par hectare de terres cultivées, plus de quatre fois supérieure à celle de 1964.
De 2012 à 2024 la consommation de céréales est passée de 2,1 milliards de tonnes à 3 milliards de Tonnes (+42%), la consommation de viande a fortement évolué de 200 millions de tonnes à 365 millions de tonnes (+82%) tandis que la population mondiale a augmenté de 13,8% pendant cette période (7,2 milliards d’habitants en 2012 et 8,2 milliards en 2024). On notera aussi que plus de 650 millions de personnes souffrent encore de la faim en 2024
L’intensification à l’origine de cette spectaculaire progression de la production agricole a été rendue possible par l’amélioration des des semences et des pratiques agronomiques, un meilleur accès à l’eau et une utilisation plus systématique des engrais et des produits phytosanitaires. La superficie totale des terres irriguées dans le monde a plus que doublé durant cette période et, en 2023, 23 % des terres cultivées étaient équipées pour l’irrigation. Pour mémoire es terres irriguées représentent 48 % de la valeur totale des récoltes mondiales.
Revers de la médaille
Plus de 1 660 millions d’hectares de terres toutes catégories confondues* ont été dégradés par des pratiques d’utilisation et de gestion non durables. Plus de 60 % de cette dégradation concerne les terres agricoles** (terres cultivées et pâturages). * Superficie terrestre émergée 14,8 milliards d’hectares. **Total terres agricoles du globe = 4,8 milliards d’hectares
La population mondiale va continuer de croître et devrait atteindre 9,7 milliards d’habitants d’ici à 2050, et les besoins pour l’alimentation des hommes et des animaux devrait progresser de 60 %? soutenue par la poursuite de l’augmentation des effectifs de la classe moyenne en Asie notamment.
La réponse à cette demande exercera une pression supplémentaire sur des ressources déjà fortement sollicitées : outre la dégradation des terres mentionnée plus haut, les pratiques agricoles actuelles représentent plus de 70 % des prélèvements mondiaux d’eau douce.
De plus, on estime que 64 % des terres agricoles sont menacées par la pollution aux produits phytosanitaires qui nuit à la biodiversité en détruisant les pollinisateurs, en perturbant le microbiote des sols et en fragilisant les systèmes agroalimentaires face aux ravageurs, aux agents pathogènes et au changement climatique.
Par ailleurs l’expansion agricole est un moteur de la déforestation et l’une des principales causes de la dégradation des écosystèmes riches en carbone, tels que les tourbières et autres zones humides. Les superficies plantées de cultures permanentes, notamment le palmier à huile, le café, le thé et d’autres cultures arboricoles – principalement destinées aux marchés mondiaux – ont augmenté de 42 %, soit 56 millions d’hectares, entre 2001 et 2023 dans la quasi-totalité des régions et sous-régions du monde.
Parallèlement, l’intensification agricole a contribué à limiter la nécessité d’étendre davantage les terres agricoles – et l’empiétement qui en découle sur d’autres terres – pour atteindre les niveaux de production accrus requis. Dans certaines régions du monde, cette stratégie d’intensification a même entraîné une réduction des terres agricoles. L’Amérique centrale et du Nord ainsi que l’Europe du Sud ont enregistré une réduction nette des terres arables entre 2001 et 2023.
À l’échelle mondiale, la superficie des zones urbaines a plus que doublé en seulement deux décennies, passant de 33 millions d’hectares (Mha) en 1992 à 71 Mha en 2015. Cette expansion a englouti 24 Mha de terres arables parmi les plus fertiles, 3,3 Mha de forêts et 4,6 Mha de broussailles.
On mentionnera aussi que l’instabilité sociale et les conflits dans de nombreux pays et régions, ont affecté environ 1,9 milliard d’hectares, soit près de 40 % des terres agricoles, en 2023.
L’impact du dérèglement climatique est déjà perceptible
Le réchauffement climatique exerce une pression supplémentaire sur les ressources en terres et en eau, aggravant les risques existants pour les moyens de subsistance, la biodiversité et les systèmes agroalimentaires.
Cette tendance devrait se poursuivre en raison de la demande accrue de produits alimentaires et autres biens de consommation, de la dégradation des sols et de la perte de biodiversité.
Affectant tous les éléments des systèmes agroalimentaires, notamment les terres, les sols et les ressources en eau, les impacts du changement climatique sont de plus en plus flagrants : hausse des températures, modification des régimes de précipitations et multiplication des événements extrêmes (sécheresses, inondations…).
La fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes liées aux phénomènes météorologiques extrêmes causent des pertes annuelles estimées à 123 milliards de dollars , soit près 5 % du produit intérieur brut agricole mondial.
Malgré l’ampleur des défis auxquels sont confrontées les ressources naturelles de la Terre, l’agriculture – si elle est gérée et pratiquée de manière durable – a le potentiel de répondre aux besoins de la population mondiale croissante.
Des pratiques agricoles durables peuvent conduire à des améliorations directes de l’état des terres, des sols et des ressources en eau et générer de précieux bénéfices pour les écosystèmes. Ces pratiques peuvent contribuer de manière significative à l’atténuation et à l’adaptation du changement climatique.
Avec 95 % des aliments produits sur terre, l’agriculture – si elle est gérée et pratiquée de manière durable – a le potentiel de répondre aux besoins de la population mondiale croissante, qui devrait atteindre 9,7 milliards d’habitants d’ici 2050 et culminer à 10,3 milliards d’ici 2085
Toutefois la combinaison de la dégradation des sols, de la rareté de l’eau et des phénomènes météorologiques extrêmes constitue un défi majeur pour les systèmes agroalimentaires, les moyens de subsistance et la biodiversité.
Produire plus et mieux, quel potentiel ?
Il existe de nombreux moyens pour alimenter les 10 milliards de Terriens qui peupleront la planète dans la deuxième partie de ce siècle. Ils résultent d’une augmentation de production alimentaire plus intelligente, en comblant les écarts de rendement, en diversifiant le choix de cultures adaptées et résilientes et en appliquant des pratiques locales, économes en ressources et adaptées aux conditions des terres, des sols et de l’eau. Bien évidement, il n’existe pas de solution unique ni de solution universelle.
Expansion des surfaces cultivées
Les terres arables devraient passer de 1,6 milliard d’hectares actuellement à 1,9 milliard d’hectares en 2050 et à 2,1 milliards d’hectares au milieu des années 2080. Cela reste nettement inférieur aux 4 milliards d’hectares de terres de première qualité actuellement disponibles, cependant, ce calcul global écrase d’importantes variations entre les pays.
Ainsi des régions comme l’Afrique et l’Amérique du Sud ont encore un potentiel d’expansion, tandis que l’Asie a globalement atteint ses limites. De plus, bien que la production agricole soit majoritairement pratiquée sur des terres agricoles de première qualité, dans certaines régions, les producteurs sont contraints d’exploiter des terres marginales, en Afrique subsaharienne notamment..
Gardons à l’esprit que toute conversion supplémentaire de terres en terres arables aura un impact sur d’autres écosystèmes, notamment les forêts, les prairies et les zones humides.
Force est de constater que la préservation de ces écosystèmes est essentielle pour relever les défis du changement climatique et du déclin de la biodiversité et que cela limite significativement le potentiel d’expansion agricole.
Des approches holistiques sont indispensables pour optimiser l’utilisation des terres disponibles et adaptées à la production alimentaire, tout en gérant la concurrence entre les différents usages des terres et les autres secteurs économiques comme on peut le faire avec la planification intégrée de l’utilisation des terres (PIUT).
Productivité des terres
Elle peut être largement améliorée dans la plupart des régions de faible productivité et pour la plupart des types de cultures, notamment dans les pays en développement. L’augmentation de la production alimentaire devrait principalement provenir de la réduction des écarts de rendement, de la sélection de cultures adaptées aux conditions agroécologiques locales (cultures d’opportunité par exemple) et de l’adoption de pratiques de gestion durable adaptées à chaque culture.
Réduction des l’écart de rendement
L’écart de rendement désigne la différence entre le rendement actuel et le rendement potentiel. Ce calcul révèle des possibilités d’amélioration dans de nombreuses régions où les rendements agricoles sont inférieurs aux rendements potentiels dans des conditions de gestion optimales. L’Afrique subsaharienne en est l’exemple : le rendement des cultures pluviales n’y atteint que 24 % du rendement atteignable avec des pratiques de gestion appropriées.
La réduction des écarts de rendement est gérable avec la méthodologie reposant sur les données des Zones Agro Ecologiques Globales (GAEZ) qui associe des ensembles de données mondiales géo-référencées disponibles sur les conditions agroclimatiques, pédologiques et topographiques. Appliquées aux exigences spécifiques des cultures ces données permettent de déterminer les options d’utilisation des terres agricoles appropriées et de modéliser le rendement atteignable pour 52 cultures.
Ces facteurs servent aussi à évaluer l’aptitude des terres et le potentiel de production de chaque culture dans diverses conditions d’intrants et de gestion, à estimer les écarts de rendement en comparant le rendement actuel au rendement potentiel et à identifier les zones prioritaires où une utilisation plus productive des terres est possible.
L’irrigation permet de pallier une contrainte liée à l’aptitude des terres arables par l’augmentation des rendements en assurant une humidité du sol adaptée et régulière pour les cultures. Cependant, son utilisation peut avoir des conséquences négatives et il est indispensable de procéder à des évaluations et à une planification rigoureuses à l’échelle de l’exploitation, du bassin hydrographique et de la nappe phréatique afin d’en garantir la durabilité.
L’adoption de meilleures pratiques agricoles, notamment la choix de variétés de cultures appropriées (et l’agro-biodiversité), l’amélioration de l’efficacité d’utilisation des nutriments et de l’application des engrais, l’intégration d’intrants organiques et le recours à une mécanisation durable, contribue aussi à lutter contre l’appauvrissement des sols, principal facteur limitant les niveaux de production dans de nombreuses régions.
Dans les régions où les ressources en terres et en eau sont rares, la concurrence dans leur usage (agriculture, industrie, urbanisation, énergie, conservation de la biodiversité) implique souvent des compromis et des choix difficiles en matière d’allocation des ressources. La planification intégrée des ressources en terres et en eau fournit des outils pour gérer la compétition pour les ressources et optimiser leur utilisation.
Rappelons ici que le changement climatique affecte l’aptitude des terres à de nombreuses cultures, les zones propices à certaines cultures se déplaçant généralement vers des latitudes et des altitudes plus élevées. Pour certaines cultures, la demande en eau agricole augmentera dans les scénarios climatiques futurs, tandis que les ressources en eau disponibles deviendront plus variables et moins fiables.
Gestion durable des ressources en terres et en eau : solutions techniques
De nombreuses solutions techniques existent pour parvenir à une gestion durable des terres, des sols et de l’eau. Elles dépendent du contexte socio-écologique et du système de production, qui varie considérablement à travers le monde.
Indispensable approche holistique
Compte tenu de l’interdépendance des terres, de l’eau, des forêts et des ressources aquatiques, leur gestion durable repose sur une approche holistique combinant des solutions techniques complémentaires.
Pour illustrer ces approches on peut citer la production végétale intégrée et la foresterie qui améliorent la santé des sols et restaurent les paysages dégradés, deux éléments essentiels pour garantir la productivité des terres à long terme et l’adaptation au changement climatique.
Productivité de l’agriculture pluviale
Elle peut être améliorée par une l’adoption de l’agriculture de conservation, l’utilisation de variétés tolérantes à la sécheresse, ainsi que par des pratiques résilientes à la sécheresse telles que la réduction du travail du sol (pour la conservation son l’humidité), la diversification des cultures et les amendements organiques.
Ces pratiques contribueent à la sécurité alimentaire de centaines de millions de petits exploitants* et améliorer la santé des sols et la biodiversité des exploitations. *857 millions de personnes travaillaient dans la production agricole primaire en 2023
Intégration des solutions sectorielles
Elle offre un modèle unifié de gestion durable des terres, de l’eau, des forêts et des ressources aquatiques, qui prend en compte de multiples aspects de la sécurité alimentaire, de la résilience climatique et de la durabilité environnementale.
Agroforesterie
et pâturage tournant améliorent la qualité des fourrages, préviennent l’érosion des sols et la perte de biodiversité. La plantation d’arbres dans les prairies favorisent la résilience face aux aléas climatiques et renforcent la séquestration du carbone au sein des écosystèmes pastoraux. On rappellera ici qu’à l’échelle mondiale, environ un milliard de personnes dépendent des systèmes agroforestiers pour s’alimenter ou/et comme source de revenus, notammen dans les pays en voie de développement.
Gestion de l’eau à des fins multiples
- La riziculture associée à la pisciculture est un exemple d’approche plurisectorielle synergique qui contribue à la fois à la nutrition et aux finances des ménages, tout en rationalisant l’utilisation de l’eau.
- Les étangs agricoles multifonctionnels permettent de stocker l’eau pour l’irrigation et les besoins domestiques, tout en servant à l’élevage de poissons, source d’alimentation et de revenus pour les communautés locales* *De nombreux étangs de ce types ont été développés/créés en France au Moyen-Age
- L’amélioration de l’efficacité de irrigation peut être obtenue par la modernisation de ses différents systèmes, notamment grâce à des infrastructures respectueuses des poissons préservant ainsi la biodiversité aquatique et la sécurité alimentaire sans compromettre la productivité agricole.
- L’association des bonnes pratiques de gestion de l’eau et de pâturage permet un meilleur usage des terres (par la sélection d’espèces fourragères tolérantes à la sécheresse et économes en eau comme les graminées et des espèces ligneuses, l’intégration de fourrages et de légumineuses dans les pâturages et l’introduction de technologies d’élevage de précision…)
En milieu urbain
La production alimentaire pour les populations mondiales de plus en plus urbanisées peut recourir, en partie, au potentiel de l’agriculture urbaine et périurbaine, avec des techniques comme l’hydroponie, l’agriculture verticale et l’agriculture sur toiture.
Approches transversales
Anticipation et prévisions
Outre les pratiques durables et intégrées qui ont été présentées ci-dessus, d’autres outils comme les systèmes d’alerte précoce et les prévisions climatiques, jouent un rôle de plus en plus important dans le soutien de la production agricole sous toutes ses formes.
Formation et information
Les agriculteurs, notamment dans les régions en développement, ont un accès limité (voire inexistant) aux technologies, à l’information et aux compétences nécessaires à la mise en œuvre de pratiques nouvelles et durables de gestion des terres et de l’eau. Les programmes de formation destinés sur les agriculteurs doivent être largement déployés devraient pour promouvoir l’adoption de pratiques durables qui renforcent la résilience, tout en assurant l’amélioration globale de la situation socio-économique des agriculteurs.
Réduction du gaspillage alimentaire
Plus d’un milliard de tonnes de déchets alimentaires sont produits chaque année (y compris les parties non comestibles), soit plus de130 kilogrammes par habitant et par an et près d’un cinquième de tous les aliments disponibles pour les consommateurs. 60 % des aliments gaspillés en 2022 l’ont été au niveau des ménages. Les services de restauration sont quant à eux responsables de 28 % du gaspillage et le commerce de détail de 12 %.
En conclusion
La planification intégrée de l’utilisation des terres, la gestion des ressources en eau, le lien eau-énergie-alimentation-écosystèmes, l’agroécologie et l’approche systémique agroalimentaire sont incontournables. Mises en cohérences, elles constituent des approches durables essentielles pour faire face aux crises climatiques, foncières, pédologiques, hydriques et au déclin de la biodiversité
Si le remède miracle n’existe pas, des solutions de gestion intégrée des terres, des sols et des ressources en eau peuvent être mises en œuvre de façon rationnelle et à grande échelle. Cela aboutira si les facteurs suivants sont réunis : cohérence des politiques entre les secteurs ; gouvernance des ressources naturelles ; données, informations et technologies ; systèmes de gestion des risques, y compris les systèmes d’alerte précoce et les stratégies d’adaptation et de résilience ; financement et investissement durables ; innovation ; et renforcement institutionnalisé des capacités.
Nourrir une population qui, selon les projections, devrait compter 10 milliards d’individus d’ici aux années 2050, nécessitera de faire des choix audacieux et plus intelligents en matière de gestion mondiale des terres, des sols et de l’eau d’une part et en terme de comportement de consommation d’autre part.
Principales références
- The potential to produce more and better, FAO (2025)
- The State of Food and Agriculture – Addressing land degradation across landholding scales, FAO (2025)
- Agriculture Overview_ Development news, research, data, World Bank (2025)
- Alimentation de demain, BPI (2025)
- Food Waste Index Report , FAO (2024)
- The State of the World’s Forests, FAO (2024)
- Estimating global and country-level employment in agrifood systems, FAO (2023)
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Tout à fait intéressant et juste – même si j’ai lu en diagonale.
Question dans les 64% de terres agricoles irriguées, il y a, je suppose, les rizières ?
Cette remarque en appelle une autre : la disponibilité e l’eau dépend fortement des régions, quelle que soit l’échelle : par exemple la nappe jurassique de l’ouest de l’Indre suffit actuellement aux besoins, tandis qu’en Charentes, pas très loin, le stress est beaucoup plus fort.
Voir dans cette problématique l’intéresssant livre “Rendre l’eau à la terre” sur la restauration des zones humides en vallée.
Évidemment, le changement climatique introduit des incertitudes qui sont problématiques. Il est bien connu que l’art de la prédiction est difficile ; surtout quand ça concerne l’avenir ! (je l’aime bien celle-là, je la ressors souvent). En attendant, le caractère imprévisible et parfois catastrophique des évènements pose une sérieuse hypothèque sur la suite. J’espère que la stabilisation du climat se fera aussi vite qu’a eu lieu son dérèglement. Inch’Allah – ou un autre 😉
Dans tous les cas, plus il fait chaud, plus il pleut, mais faudra suivre l’évolution, or nous sommes dans des systèmes socio culturels d’une extrême rigidité.
Enfin, il faut revenir, ou aller vers des pratiques culturales plus respectueuses, plus holistiques – si vous me pardonnez le terme. Et donc sortir, au moins en partie, de l’agriculture industrielle et faire une grande place à l’agriculture paysanne. Qui permet aussi de regagner des surfaces dans des zones difficiles – terrasses en particulier : allez jeter un coup d’oeil au Lidar MNT.
Les solutions existent, les voies à explorer passionantes. La plloutocratie laissera-t-elle faire ?
Les terres irriguées incluent celles celles où ‘on cultive du riz. NB 25% de la production mondiale de riz provient de “riziculture sèche pratiquées dans les régions à faible pluviosité ou disposant d’un accès limité à l’eau, comme les zones de montagne.
Le “partage” de l’eau est souvent un enjeu géopolitique partout dans le monde; pour le pire : conflits ou pour le meilleur coopérations raisonnées. Sur ce sujet on peut lire https://hommesetsciences.fr/eau-conflits-et-cooperations/
Le climat ne pourra pas être stabilisé tant que les émissions nettes de gaz à effet de serre n’auront pas été annulées.
Dans sections de l’article ” Produire plus et mieux, quel potentiel ?” et “Gestion durable des ressources en terres et en eau…” vous trouverez les pratiques respectueuses de la terre des sols et de l’eau qui peuvent être développées pour nourrir tous les Terriens.
Cet article rappelle que nourrir durablement les populations à l’horizon 2050 ne dépend pas uniquement de la capacité à produire davantage, mais surtout de notre aptitude collective à faire évoluer les modes de gestion des terres, de l’eau et des écosystèmes. Les solutions existent, mais leur mise en œuvre à grande échelle suppose des choix cohérents, progressifs et une gouvernance adaptée aux enjeux de long terme.
Article très intéressant : l’auteur met bien en lumière les nombreuses contradictions à laquelle l’humanité, et les états, seont confrontés dans un proche avenir. Elles seront difficiles á résoudre, avec des aspects souvent convergents (R.C., multiplication des catastrophes climatiques, conservation de la Biodiversité, aspect économique pour les agriculteurs au métier très difficile, type d’agriculture (durabilité, non industrielle) face à la population mondiale croissante, gestion de l’eau à des fins multiples…) et nécessiteront des réponses judicieuses, intelligentes et coûteuses. En un mot, un très grand dossier bien documenté. Bravo.
Article intéressant, très bien documenté et apportant des solutions prometteuses à condition que les futurs dirigeants les respectent.
Félicitations pour l’analyse chiffrée des données.
Merci pour le partage.
Merci Xavier, pour ce travail d’Humaniste éclairé que je partage.
Meilleurs vœux et à bientôt !
Emmanuel
Merci
Les ressources en terres, en sols et en eau sont essentielles à la production agricole et à la sécurité alimentaire mondiale. Jusqu’à maintenant la production et la productivité agricoles ont pu répondre aux besoins d’une population mondiale en hausse, au prix de coûts environnementaux très lourds.
Les pratiques agricoles intensives et l’utilisation non durable de produits chimiques entraînent une pollution croissante et l’épuisement des ressources en terres, en sols et en eau.
Ainsi, on observe que la dégradation des terres d’origine humaine affecte autant les terres cultivées, que les pâturages et les forêts dont dépendent les populations pour leurs moyens de subsistance.
Si la perspective d’une population mondiale qui va continuer de croître pour atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050 impose de produire davantage, la pérennité des ressources alimentaires exige de le faire mieux.
TOUT EST DIT…
Je rajoute que, en tant qu’habitant de Vichy, le pompage des eaux de l’Allier pour remplir 2 méga bassines pour produire un blé rendu, cancérigène par excès de produit chimique est une aberration totale, surtout lorsque l'”inondation” par le blé ukrainien est en marche…
Autre aspect et non des moindres, dans une eau de l’Allier fortement polluée rendra inutile l’investissement de la plage des Célestins et sa signalétique en anglais…
L’eau polluée qui serait utilisée pour arroser le parc Napoléon III, ne manquerait pas d’en tuer les arbres centenaires, ainsi que toute la végétation et idem pour le terrain de golf et pour les restaurants au bord de l’Allier…
Le danger est à nos portes et nous n’avons pas de candidat pour les prochaines élections municipales…
A bientôt.
Amitié.
A Vichy, comme ailleurs en France La préservation de l’eau fait débat. L’instinct de conservation y mettra un terme… tôt ou tard
O artigo evidencia diversas contradições na forma como a sociedade contemporânea explora o solo e a água, não apenas para a produção de alimentos, mas também para sustentar padrões de consumo cada vez mais intensos. No contexto das mudanças climáticas, pesquisas em ciência ambiental indicam que o uso intensivo e pouco planejado desses recursos contribui para a degradação dos ecossistemas, a perda de fertilidade do solo e o agravamento de eventos climáticos extremos. Assim, enquanto não houver uma mudança estrutural na maneira como consumimos, inclusive recursos fundamentais como o ar, o solo e a água…, os avanços tecnológicos na agricultura e nos sistemas produtivos tendem a ter efeitos limitados, por vezes danosos a médio e longo prazos. A sustentabilidade, nesse cenário, depende menos de soluções isoladas e mais de uma revisão profunda dos modelos de uso do solo e de consumo que moldam a relação entre sociedade e natureza.
Bonjour, selon les prévisions mise à jour en 2010 du rapport Meadows de 1972 (Limite de la croissance), la population mondiale devrait diminuer dès le début des années 2030. Il y aura moins d’humains à nourrir mais restera-t-il suffisamment d’êtres vivants sur Terre pour permettre la survie de notre espèce ? Tout dépendra si les pollutions et en priorité celle du aux pesticides, seront réduites assez tôt pour éviter notre disparition.
https://www.groupepsi.com/post/la-capacite-predictive-du-rapport-maedows
Plus récemment, le rapport «World Population Prospects 2024», publié par l’ONU en juillet 2025, estime que la population mondiale devrait continuer à croître au cours des 50 à 60 prochaines années, avant d’atteindre un pic d’environ 10,3 milliards d’habitants au milieu des années 2080
https://hommesetsciences.fr/population-mondiale-future-combien-ou/