Population mondiale : perspectives et défis

Alors que la limitation de la population mondiale fait débat chez les économistes depuis plus de deux siècles (Malthus, Boserup…), la croissance démographique est régulièrement accusée par les écologistes d’être la cause de la dégradation de l’environnement depuis les années 1970 (Ehrlich, Dumont…). Bien que la transition démographique a considérablement abaissé la fécondité dans le monde avec des perspectives de stabilisation à 10 milliards de Terriens d’ici à la fin du siècle, J.M. Jancovici a relancé le débat il y a quelques semaines en prônant une « régulation de la population ». Pas si simple !

Évolution de la population mondiale jusqu’à nos jours

Pendant des millénaires la croissance démographique été très lente . On estime que la population mondiale est passée de 150 millions à 800 millions de personnes entre la fin du 4ème millénaire avant J.-C. et le début du 18ème siècle. C’est à partir du 19ème siècle que la démographie connaît une franche accélération : il y a 900 millions d’habitants sur la Terre en 1800, 1,6 milliard en 1900, 2,5 milliards en 1950, 5 milliards en 1987 et 7,8 milliards en 2022.

Alors qu’il a fallu 15 siècles pour que la population planétaire double entre le début de notre ère et la Renaissance, il n’a fallu que 37 années pour qu’elle double au cours du de la deuxième partie du 20ème siècle. Cet accroissement spectaculaire résulte des transformations économiques et sociales qui sont à l’œuvre depuis 250 ans d’abord en Europe puis dans le reste du monde.

Grâce aux progrès de la médecine et de l’hygiène ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie et d’alimentation la mortalité a baissé et l’espérance de vie s’est allongée pour passer de 25 à 40 ans entre 1750 et 1850 en France. Dans un premier temps le taux de natalité a diminué plus tard et plus lentement que le taux de mortalité provoquant une phase d’accélération de la croissance démographique et un fort accroissement naturel de la population. Dans un deuxième temps (à partir du début du 19ème siècle) la baisse de la fécondité devient plus rapide que la baisse de la mortalité entraînant alors un ralentissement de la croissance naturelle.

Ce processus par lequel « une population passe d’un régime démographique caractérisé par un taux de mortalité et un taux de natalité élevés à un nouveau régime caractérisé par un taux de mortalité puis un taux de natalité faibles » est appelé transition démographique

Il apparaît que la France est le premier pays du monde ou la transition démographique a commencé dès la fin du 18e siècle. Puis de nombreux autres pays, aujourd’hui développés :Europe, États-Unis, Japon…), ont amorcé leur transition démographique au cours du 19e siècle, . La mortalité diminue très fortement dans les pays en développement de l’Afrique du Nord, de l’Amérique Latine et de l’Asie à partir de 1960 tandis que que la transition démographique commence à partir de 1980 en Afrique. intertropicale.

Outre leurs asynchronismes, les transitions démographiques des pays en développement, très différente selon les pays (37 ans en Malaisie, 20 ans au Bangladesh), sont beaucoup rapides que dans les pays développés (95 ans au Royaume Uni, 80 ans aux États-Unis) ce qui se traduit par des taux de croissance démographique beaucoup plus forts. Ainsi, de 1950 et 1987, la population a augmenté de 40 % dans les pays industrialisés contre 120 % dans les pays en développement.

La croissance exponentielle de la population mondiale est derrière nous

En données agrégées à l’échelle planétaire le taux de croissance de la population a régulièrement augmenté au 20ème siècle jusqu’à son pic à 2,1 % en 1962. Depuis 1972 il ne cesse de diminuer et atteint 1,1% en 2020.

Ce tassement s’explique par une baisse de l’indice de fécondité (nombre d’enfants par femme) qui a baissé partout dans le monde :

  • En 2021, la moyenne mondiale de l’indice de fécondité est de 2,43 soit deux fois moins que pendant les années 60. Dans près de 6 pays sur 10 l’indice de fécondité est il est passé en dessous de 2,1, seuil au dessous du quel il n’y a pas plus renouvellement en Amérique (États-Unis, le Canada, en Europe (tous les pays de l’UE, Ukraine, Géorgie…), en Russie, en Turquie, au Moyen Orient (Arabie saoudite, Iran, …) en Asie Orientale (Japon, Chine, Vietnam, Hong-Kong, Macao, Singapour, Taïwan ….), en Amérique Latine (Brésil, Uruguay, Chili, Colombie, Cuba),
  • Dans les autres pays on observe une baisse significative de l’indice de fécondité depuis les années 1990 (Inde Éthiopie, Mexique, Bangladesh, Argentine, Indonésie, Égypte,
  • Parmi les 20 pays où le taux de fécondité a le moins baissé (toujours supérieur ou égal à 4) : 16 sont en Afrique intertropicale (Nigeria, RDC,…) , 3 sont au Moyen (Irak, Yémen, Palestine) et 1 en Asie (Afghanistan) ,

Comme on le verra plus loin le grand nombre de pays où l’indice de fécondité est passé au dessous du seuil de renouvellement et la baisse de la natalité dans les pays en développement augurent d’un ralentissement voire d’une stabilisation de la population mondiale.

En revanche les disparités de l’indice de fécondité selon les pays vont significativement modifier la répartition des populations selon les régions du monde ainsi que leurs compositions au regard de l’age des habitants. (s’il n’y a pas de migrations massives).

Actuellement : 60 % de la population mondiale vit en Asie (4,7 milliards d’individus), 17 % en Afrique (1,3 milliard d’habitants), 10 % en Europe (750 millions de personnes), 8 % en Amérique latine et dans les Caraïbes (650 millions) et les 5 pour cent restant en Amérique du Nord (370millions) et en Océanie (43 millions).

Effets sur l’environnement

Parallèlement à la croissance de la population planétaire le progrès des sciences et techniques ainsi que le développement économique mondial des deux derniers siècles ont eu d’inestimables bénéfices en terme de santé, d’éducation et de recul de la pauvreté. Il s’est aussi traduit par la production de plus en plus de biens matériels et de nouveaux usages individuels d’une part, d’infrastructures et de services collectifs, d’autre part.

Le changement de régime alimentaire, plus riche en produits d’origine animale a quintuplé la consommation de viande depuis 60 ans pour atteindre 54,5 kg/habitant en moyenne). La consommation d’énergie a explosé en passant de 254 à 606 exajoules entre 1973 et 2019, l’émission de gaz à effet de serre a atteint 55,3 milliards de tonne équivalent CO2 en 2018 (soit presque 20 fois plus qu’en 1900). Le rejet croissant de déchets non recyclés atteint 0,74 kg par personne en 2018 et augmente régulièrement de 2 % par an soit deux fois plus vite que la population.

Le jour du dépassement date à laquelle l’exploitation des ressources dépasse la capacité de renouvellement de la planète arrive de plus en plus tôt :le premier est tombé le 31 décembre 1969. En 2021 c’était le 29 juillet !

Directement ou indirectement ces excès ont appauvri la biodiversité : au niveau planétaire 68% des animaux vertébrés sauvages ont disparu de 1970 et 2016,en Europe 80% des insectes ont disparu entre 1987 et 2017!

Force est de constater que ces effets ne sont pas proportionnels au nombre d’habitants ce qui interpelle forcément sur l’impact significatif du mode de vie sur l’environnement, d’autant qu’il varie d’un pays à l’autre : à population égale, le prélèvement de ressources et les rejets du Niger et de la France sont sans commune mesure.

Dit autrement, la croissance démographique des deux derniers siècles n’est qu’une des causes de la surexploitation des ressources et de la dégradation de l’environnement actuels.

Et après ?

Combien seront nous sur terre à la fin du 21ème siècle ?

Selon le rapport « Perspectives de la population dans le monde » publié par l’ONU en juin 2019 :La population mondiale continuerait de croître pour passer à 9,7 milliards en 2050. Puis, la fécondité étant en baisse, elle augmenterait plus lentement pour atteindre environ 11 milliards d’individus en 2100. Ces chiffres correspondent au scénario moyen où la fécondité moyenne (2,43 enfants par femme en 2021) continue de baisser pour atteindre 2,2 enfants par femme en 2050 puis 1,9 en 2100. (ONU)

On voit sur la courbe ci-dessus que pour couvrir le champ des possibles les experts de l’Onu ont également chiffré les écarts autour de l’hypothèse moyenne :

  • avec une approche probabiliste (courbes en rouge) qui repose sur la variabilité introduite dans l’estimation de la fécondité compte tenu de ce qui a été observé dans le passé ;
  • avec des hypothèses arbitraires sur la fécondité en abaissant celle-ci de 0,5 enfant par femme par rapport à l’hypothèse centrale, ou en l’augmentant de 0,5 enfant, conduisant aux estimations « basse » et « haute » des projections (courbes en bleu).

Ces scenarii mini-maxi arbitraires sont utiles pour analyser l’impact d’autres variables sur à la fécondité. Toutefois une variation aussi forte de l’indice de fécondité de toute la population mondiale est très improbable.

On notera aussi que deux études publiées en 2020 font état de projections plus faibles. l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) de l’université de Washington estime que le plateau ne dépasserait pas les 8,8 milliards en 2100. l’Institut international d’analyse des systèmes appliqués (IIASA) à Vienne annonce un pic peu plus de 9,7 milliards vers 2070.

Au vu de ces données il apparaît que la bombe P est désamorcée !

Recomposition de la population mondiale

Outre les données totales, le dernier rapport de la Division des populations de l’ONU contient d’intéressantes informations sur les effets du déphasages des transitions démographiques notamment sur la répartition des populations dans le monde et sur leur age.

D’ici 2050 , la moitié de la croissance projetée de la population mondiale se concentrera dans neuf pays : Inde, Nigéria, Pakistan, République démocratique du Congo, Éthiopie, République-Unie de Tanzanie, Indonésie, Égypte et les États-Unis d’Amérique (en ordre décroissant de l’augmentation estimée) ; La population de l’Afrique devrait atteindre 2,5 milliard de personnes (4,4 milliards en 2100), tandis que celle de l’Europe (UE) devrait légèrement reculer à 500 millions d’habitants..

Plus généralement, en 2050 la population devrait diminuer d’au moins 1% dans 55 pays ou territoires, dont 26 pourraient connaître une réduction d’au moins 10%. En Chine, par exemple, la population devrait diminuer de 31,4 millions, soit environ 2,2% et L’Inde devrait dépasser la Chine, avant 2030, comme pays le plus peuplé du monde.

La population mondiale va vieillir : D’ici 2050, 16 % des Terriens dans auront plus de 65 ans (16%), contre 9% en 2019. Le vieillissement de la population plus marqué dans pays qui ont achevé leur transition démographique, ainsi une personne sur quatre vivant en Europe et Amérique du Nord aura 65 ans ou plus en 2050. A l’horizon le nombre des personnes de plus de 80 ans est estimé à 866 millions passera de 140 millions à 866 millions : c’est six fois plus qu’en 2021 !

La croissance de la population en âge de travailler dans les pays d’Afrique subsaharienne crée des opportunités pour leur croissance économique à condition qu’ils aient les moyens d’investir dans l’éducation et la santé, en particulier pour les jeunes. En revanche, la proportion décroissante de la population en âge de travailler dans les pays du Nord va exercer une pression sur les systèmes de solidarité sociale notamment pour le revenu des retraités et la prise en charge de la dépendance.

La migration devient une composante majeure de l’évolution de la population dans certains pays. Entre 2010 et 2020, quatorze pays ou territoires ont eu une entrée nette de plus d’un million de migrants, tandis que dix pays ont eu une sortie nette du même ordre de grandeur.

Par ses effets cette recomposition est de nature à bouleverser les rapports de forces économiques et (géo)politiques.

Agir sur la démographie : Illusions et réalités

Sauf catastrophe mondiale la réduction de la population ne peut se faire sur une action du paramètre mortalité pour des raisons éthiques évidentes.

Agir de manière coercitive sur la natalité pose aussi problème comme l’a montré la politique de l’enfant unique en chine de 1979 à 2015. Les dispositions alors imposées aux Chinois (contrôle du mariage,séparation des couples, avortements forcés, suppression des aides sociale en cas de second enfant, majoration des et impôt pour le troisième…) sont incompatibles avec les droits de l’Homme pour êtres appliquées aux pays qui connaissent actuellement une forte croissance de leurs populations.

En revanche la mise en œuvre des politiques qui ont encouragé l’éducation, notamment celle des filles, celles qui ont amélioré leur statut économique (accès à l’emploi) familial (accès à ma contraception), social et culturel ont montré leur efficacité en Afrique du Nord, en Asie, en Amérique Latine).

La planète peut elle supporter 10 milliards de terriens ?

L’évolution de la population mondiale n’est qu’une des variables matérielles et immatérielles interdépendantes qui impactent le futur de l’Humanité qui relève aussi des ressources disponibles (aliments, matières premières, énergie), de la capacité à la produire des biens et des services, des rejets (gaz à effet de serre, pollutions…) ainsi que de la santé, de l’éducation, de la diffusion de l’information, des aspirations individuelles.

Le dérèglement climatique, s’il n’est pas jugulé, pourrait provoquer un effondrement de la production agricole et de redoutables famines notamment dans les régions du monde les plus pauvres. Ce scenario-catastrophe peut être évité avec les projections d’évolution de la population mondiale de l’ONU et les conditions actuelles de productions alimentaires, à condition de maîtriser l’émission des GES (et ne pas dépasser une augmentation de température 2 °C). Il serait alors possible de nourrir la population sous réserve d’une réduction des gaspillages et d’une alimentation plus sobre en produits animaux.

Plus généralement le recours à des technologies énergétiques nouvelles ainsi qu’un changement de nos modes de production, de consommation sont inévitables pour garantir des ressources pérennes et suffisantes qu’elles soient vitales comme l’eau potable où simplement nécessaires à une vie harmonieuse. Autrement dit il plus plus important de prendre des mesures et d’adopter des comportement permettant d’adapter nos sociétés et nos économies aux changements démographiques récents que de chercher à s’y opposer.

10 milliards de Terriens dans un monde plus respectueux de l’environnement avec moins d’inégalités entre le Nord et le Sud : c’est le défi que nous pouvons relever si nous sommes prêts à changer nos modes de vie.

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5 thoughts on “Population mondiale : perspectives et défis”

  1. Le fameux BIAIS COGNITIF nous empêche de voir que l’Homme « mange »
    en digérant
    => il décompose les végétaux qu’il digére et rejette le CO2 (et le méthane) qui avaient été stockés par ces végétaux
    => En mangeant les animaux qui avaient mangé les Végétaux qui avaient stocké le CO2….le CO2 est déstocké …
    => en se chauffant l’hiver, en brulant les Végétaux le CO2 qui avait été stocké est dé-stocké
    => et bien sur, à tout cela se rajoute (même si en relatif c’est faible) le Pétrole pour les transports ….

    l’équilibre a été rompu lors que nous avons passé le seuil des 5 milliards d’Habitants ……..
    =>

  2. Un facteur important est aussi le rapport ville/campagne. L’urbanisation galopante et concentrée parfois/souvent dans des lieux géographiques pas prévus pour (ancienne lagune qui s’affaisse à Bangkok, potentiel en eau réduit à Los Angeles…) apporte un déséquilibre de répartition locale.
    L’empilement en ville peut aussi réduire la capacité de gestion écologique de chacun. À la campagne, il est plus facile de placer une éolienne ou des panneaux individuels, trier en stockant un dans des conteneurs séparés ou réemployer des déchets organiques, créer son potager écologique, construire des maisons en bois au lieu de béton, installer des équipements encombrants de recyclage pour les usines…

  3. Ces analyses sont celles de petits esprits égocentrés. 500 milliards de Kogis, Ashaninkas ou Kwele n’auraient toujours pas l’impact environnemental d’1 seul milliard de nous, citadins européens, américains et asiatiques. Pourquoi ? Parce qu’un seul citadin nécessite pour vivre comme il vit 500 fois plus de plastique, silicium, électricité, pétrole, bois, eau potable, en résumé de matières premières, transformation de matières et énergie qu’un « sauvage en pagne sans télévision, voiture et portefeuille ». A l’inverse, nous pourrions n’être plus qu’un millier dans quelques siècles qui consommeraient à eux seuls autant qu’un milliard d’aujourd’hui pour satisfaire son mode de vie.

  4. Article globalement très intéressant en montrant les interactions nombreuses qui relient démographie, genre de vie, espérance de vie, alimentation, consommation de ressources, pollution énergie, climat etc.
    Pour la biodiversité, il faut quand même distinguer baisse des populations et disparition des espèces. Il y a certes une accélération des extinction, mais les nombres données ( 68% des animaux vertébrés sauvages disparus de 1970 et 2016,en Europe 80% des insectes ont disparu entre 1987 et 2017!) correspondent aux populations. C’est normal : les humains prennent toute la place, les autres espèces se contractent.
    Et bien sûr l’effet n’est pas que démographique ! la comparaison est un peu maladroite avec le Niger, si pauvre en ressources naturelles, de toute façon 3 fois moins peuplé (mais pour pour combien de temps ?) mais il est vrai si pauvre qu’il ne pas émettre et consommer comme nous, et dont la principale ressource reste l’uranium… qu’il ne contrôle pas.
    Finalement, la conclusion est classique : éduquer et former, les femmes autant voire davantage que les hommes, est la clé. Mais le FMI a mis un temps fou à le comprendre et peut-être n’a toujours pas compris…
    Quant à savoir s’il est possible de nourrir 10 milliards d’hommes, Klatzmann avait apportée une réponse assez claire au milieu des années 70. Et bien sûr ne tombons pas dans le mythe que « 500 milliards de Kogis, Ashaninkas ou Kwele » pourraient emplir la terre sans pb. S’ils n’ont jamais atteint ces populations, ce n’est pas pour rien. Sans pétrole, charbon, variétés nouvelles, ni la Chine, ni l’Inde n’auraient pu atteindre leur population. Nous sommes à des niveaux qui conduisent de fait à des pollutions systémiques tout en épuisant des stocks. Mais en outre nos niveaux de consommation de ressources par personne (Pays dits développés) ne sont tout simplement insoutenables même pour 6 milliards d’humains. Des calculs simples sont faciles pour le montrer. Et on s’étonne de continuer à entendre l’opposé…

  5. « So what »? Est-ce juste un état des lieux? Alors oui il est dramatique. Rien de neuf mais toujours bon de le rappeler. Pas de pistes de solutions? Devons-nous juste déprimer suite à la lecture de ce rapport? Il manque l’évolution de la consommation mondiale de « nature » qui, même si la démographie stagne voire régresse, augmentera, elle, avec le niveau de vie!

    On aimerait donc trouver quelles sont les solutions et le rythme à les adopter pour rendre supportable les effets collatéraux de la démographie et de la modernisation: « jour du dépassement » c’est le 1er constat, « jours de viande » par exemple serait un second indicateur maximum à respecter pour influencer le premier. Même si dans l’idéal, chacun doit peser pour les voisins qui ne le feraient pas, et que le mal étant déjà là, l’urgence est absolue et cet indicateur est de … zéro, en réalité! Zéro plastique, carburant, viande, enfants, avion, béton…

    So « Watt »?

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