
L’économie mondiale est sous tension. La crise au Moyen-Orient assombrit les perspectives de croissance révisées à la baisse. L’incertitude des prévisions est d’autant plus forte que l’évolution de la situation dépend de la durée et de l’ampleur de ce conflit dont l’impact sur l’économie mondial est déjà significatif.
Croissance en baisse, inflation en hausse, marchés financiers volatiles
D’après les dernières estimations du département des affaires économiques et sociales de l’ONU (mai 2026), la croissance du commerce mondial devrait ralentir pour s’établir à 2,5 % en 2026, soit 0,2 point au dessous de la prévision initiale. C’est un ajustement de perspectives déjà moroses comparées à l’activité de l’année 2025 au cours de laquelle le PIB mondial a progressé de 3,2 %. On notera que bien que cette cette révision soit modeste, l’incertitude entourant les prévisions a beaucoup augmenté car l’évolution de la situation économique mondiale dépend de la durée et de l’ampleur du conflit ; sa résolution rapide pourrait rétablir la confiance, alors que son enlisement accentuerait la dégradation des perspectives.
Après trois années de désinflation consécutives à la flambée des prix post-pandémie, l’inflation mondiale devrait repartir à la hausse pour atteindre 3,9 % en 2026, avant de refluer à 3,1 % en 2027 (soit 0,8 et 0,2 point au-dessus des projections initiales). Ce scénario repose sur l’hypothèse que le cours du pétrole brut Brent,qui a oscillé autour de 100 dollars le baril jusqu’en juin 2026, restera autour 80 dollars le baril au second semestre avant de reculer légèrement en 2027, à mesure que l’offre s’améliorera grâce à la redistribution géographique des approvisionnements . Quoi qu’il en soit les prix devraient rester supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, car l’incertitude persistante et les dommages aux infrastructures non encore réparés entretiennent une prime de risque structurelle.
La volatilité des marchés financiers s’est accrue, faisant peser des risques de nouveaux retraits de capitaux et de durcissement des conditions de financement si le conflit perdure. Les banques centrales devraient maintenir des taux plus élevés pour contenir l’inflation, tandis que les gouvernements font face à des pressions budgétaires croissantes résultant d’une croissance plus faible et de la nécessité d’engager des dépenses pour amortir les effets de la crise.
Choc énergétique sévère
Déclenché le 28 février 2026, le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique sévère, entraînant une hausse des coûts des carburants, des engrais et des transports, ainsi que des perturbations considérables des chaînes d’approvisionnement et une augmentation des coûts de production à l’échelle mondiale.
Outre les dommages directs causés aux infrastructures énergétiques, la fermeture du détroit d’Ormuz — par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié — a brutalement désorganisé le secteur de l’énergie par la réduction de l’offre, la hausse des prix et la hausse des coûts de fret et d’assurance.
Le choc d’approvisionnement pétrolier qui en résulte risque de figurer parmi les plus importants de l’histoire moderne. Le transit des pétroliers par le détroit a chuté pour atteindre un niveau quasi nul après le 5 mars, privant un marché mondial de 100 millions de barils par jour (mb/j) d’un apport brut d’environ 20 mb/j. Depuis lors, diverses solutions de rechange — autres producteurs, oléoducs alternatifs, pétrole sous sanctions en cours d’acheminement et prélèvements sur les stocks — ont permis d’amortir le choc. Cette perturbation frappe tout particulièrement l’Asie, qui reçoit environ 80 % du pétrole transitant par le détroit. Si les prélèvements sur les stocks compensent pour l’instant une partie du déficit, l’épuisement progressif de ces réserves limitera la fluidité des échanges.
Les prix des produits pétroliers raffinés, notamment l’essence et le kérosène, ont suivi une trajectoire prix similaire à celle du pétrole brut. Ces perturbations affectent également les marchés connexes de matières premières : environ un tiers du commerce mondial d’engrais par voie maritime transite habituellement par ce détroit, tandis que le rôle majeur de la région dans l’approvisionnement en d’autres intrants essentiels — tels que l’aluminium, l’hélium et le naphta — accentue la fragilité des flux d’approvisionnement dans divers secteurs industriels et renchérit les coûts pour les importateurs.
Alors que la flambée des prix génère des gains substantiels pour les entreprises énergétiques, elle a intensifié les pressions sur les coûts pour les ménages et les entreprises du monde entier. L’impact global dépendra de la durée des perturbations sur les marchés de l’énergie, avec des perspectives de retour à la normale très incertaines.
Large pression macro-économique
Le choc sur le marché de l’énergie exerce une pression macroéconomique plus large. La hausse des coûts de l’énergie érode le pouvoir d’achat des ménages et comprime les marges des entreprises, tandis que l’incertitude accrue pèse sur la confiance des entreprises et sur l’investissement. Face à la montée de l’inflation, les banques centrales ont relevé leurs taux directeurs ce qui entraîne une hausse des rendements des obligations et le durcissement des conditions de financement de l’économie. Les indicateurs de l’activité réelle — tels que la production industrielle, le commerce de marchandises et les ventes au détail — témoignaient d’une dégradation de conjoncture économique comme le montrent aussi les données d’enquête prospectives, notamment à travers le recul des indices des directeurs d’achat et des indicateurs de confiance des consommateurs.
L’évolution des prix des productions agricoles est préoccupante. L’approvisionnement en engrais a été fortement perturbé, provoquant une pénurie et une hausse de leurs prix. Cela risque de réduire les rendements des cultures qui entraînera une pression à la hausse sur les coût des denrées alimentaires qui pourraient faire basculer 45 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë, portant le total mondial au niveau record de 363 millions,
Au niveau des ménages, ce sont les familles à faibles revenus qui supportent le plus lourd fardeau ; consacrant une part plus importante de leurs dépenses à l’alimentation et à l’énergie et disposant d’une capacité limitée à absorber les chocs sur le revenu réel, elles voient mécaniquement leur niveau de pauvreté augmenter. Les femmes sont plus particulièrement exposées : disposant souvent de moins de ressources économiques, elles subissent les conséquences directes de ces perturbations sous forme d’une augmentation de la charge de travail non rémunéré lié aux soins, tandis que leur accès aux services essentiels risque d’être restreint.
Sur le plan environnemental, l’augmentation des coûts de l’énergie risque de favoriser un retour aux combustibles à forte intensité de carbone, alors même qu’à plus long terme, elle pourrait renforcer l’intérêt des énergies renouvelables et accélérer la transition structurelle vers l’abandon des combustibles fossiles. Les pays à revenu élevé qui protègent leur population du choc — que ce soit par des subventions à la consommation soutenant la demande et tirant les prix mondiaux de l’énergie vers le haut, ou par des restrictions à l’exportation réduisant l’offre mondiale — font peser l’essentiel de la charge de l’ajustement sur les pays moins favorisés, dépourvus des ressources nécessaires pour amortir le choc.
Impacts variables d’un pays à l’autre
Les répercussions de la guerre d’Iran varient d’un pays à l’autre, en fonction de l’exposition aux différents canaux de transmission du conflit et de la capacité de réaction. La révision à la baisse, relativement modeste, des prévisions de croissance mondiale repose sur l’hypothèse que l’ampleur et la durée des perturbations resteront limitées et que les effets sur les plus grandes économies seront partiellement atténués par des facteurs propres à chaque pays.
La croissance aux États-Unis devrait être soutenue par la résilience de la consommation des ménages — favorisée par des réductions d’impôts — et par un investissement dynamique porté par l’intelligence artificielle (IA). La Chine, bien qu’importatrice de pétrole, bénéficie d’un effet d’amortissement grâce à la diversification de son mix énergétique, à ses réserves stratégiques et au soutien des pouvoirs publics, tout en devant faire face à un ajustement prolongé de son secteur immobilier et à une demande intérieure atone. En revanche, les perspectives en Europe — où l’exposition à la volatilité des prix mondiaux de l’énergie demeure forte — se sont dégradées, venant peser davantage sur une trajectoire de croissance qui était déjà poussive avant le conflit.
Parmi les autres économies, la République islamique d’Iran et de nombreux États du Golfe sont confrontés a des perturbations plus sévères, notamment des dommages aux infrastructures, une baisse de la production de pétrole et de gaz et une diminution des recettes touristiques. Si d’autres pays exportateurs d’énergie pourraient bénéficier temporairement de recettes d’exportation accrues, ces gains risquent d’être partiellement annulés par le fléchissement de la demande mondiale.
Les économies en développement importatrices d’énergie — en particulier en Asie — font face à des vents contraires freinant la croissance, à des pressions inflationnistes et à des tensions sur la balance des paiements dues à une détérioration des termes de l’échange ; ces facteurs viennent, dans certains cas, aggraver le poids d’une dette déjà élevée et restreindre la marge de manœuvre des pouvoirs publics. Ces pressions font également peser des risques sur la production à court terme. Plusieurs économies ont instauré des semaines de travail réduites, la fermeture des écoles ou le télétravail obligatoire afin d’économiser le carburant ; si ces mesures permettent de modérer la demande, elles entraînent aussi un manque à gagner en termes de production et de revenus.
En Afrique, la hausse des coûts d’importation de l’énergie et des denrées alimentaires risque d’exacerber les tensions budgétaires existantes, alors que les marges de manœuvre pour amortir l’impact sur les ménages sont limitées. l’Amérique latine et les Caraïbes — qui comptent plusieurs économies exportatrices nettes d’énergie — semblent relativement épargnées, bien qu’elles restent sur une trajectoire de faible croissance.
Incertitudes
La durée et l’ampleur des perturbations déterminent en grande partie l’importance de la révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale.
Dans un scénario défavorable — où le cours du pétrole brut Brent atteint 150 dollars le baril avant de redescendre progressivement vers les 100 dollars d’ici à la fin de 2026 — la croissance mondiale serait de 2,1 % en 2026 et 2,6 % en 2027, soit respectivement 0,4 et 0,2 point de moins que dans le scénario de référence. Un tel scénario pourrait entraîner une détérioration du climat sur les marchés financiers, un durcissement des conditions de crédit et une accentuation des vulnérabilités des économies fortement endettées. Ces tensions pourraient être encore aggravées par la persistance de différends commerciaux.
À l’inverse, une résolution du conflit rapide et une stabilisation des marchés de l’énergie pourraient rétablir la confiance, atténuer les pressions inflationnistes et améliorer les perspectives de croissance. Des gains de productivité supérieurs aux attentes découlant des investissements dans l’économie nuérique pourraient stimuler davantage l’activité à moyen terme ; toutefois, ces retombées risquent de se concentrer dans les économies développées, laissant à la traîne la plupart des pays en développement et creusant les inégalités mondiales existantes.
De l’importance de la coopération internationale
La réponse internationale la plus significative a eu lieu sur les marchés de l’énergie, où l’Agence internationale de l’énergie a coordonné la libération d’urgence de réserves stratégiques de pétrole afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement et de contenir la volatilité des prix.
Des efforts multilatéraux seront essentiels pour maintenir l’ouverture des flux commerciaux et des corridors maritimes, s’opposer aux restrictions sur les exportations de denrées alimentaires et remédier aux perturbations croissantes de l’approvisionnement en engrais, afin d’éviter que le choc énergétique ne dégénère en une crise plus large de la sécurité alimentaire.
Un accès rapide à des financements d’urgence et la poursuite des progrès concernant les mécanismes de règlement de la dette souveraine seront nécessaires pour soutenir les pays en développement vulnérables si la flambée des factures d’importation et le durcissement de l’accès aux financements extérieurs accentuent les pressions sur leur balance des paiements.
En conclusion
Les répercussions économiques, sociales et environnementales de ce conflit sont déjà considérables et bien supérieurs à ce que mesure la variation à la baisse du taux de croissance du PIB.
Cela doit nous rappeler ce que le PIB, en tant qu’évaluation de l’activité économique, ne permet pas de saisir à la différence d’indicateurs couvrant l’éducation, la santé, la résilience la durabilité, le bien-être, l’équité et l’inclusion.
Principale référence
World Economic Situation and Prospects as of mid-2026, United Nations Department of Economic and Social Affairs. (2026)
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Bonjour,
La guerre d’ Iran est une conséquence de la violation des droits internationaux et du non rétablissement de ce droit par l ‘ ONU depuis la guerre d’Espagne de 1936 à 1939. La dictature franquiste n’ a résolu aucun problème civil ,contribuant à affaiblir les civilisations par l’ utilisation du terrorisme. Ce n’est pas en période de guerre ou règne un climat excessivement anxiogène que les bons génies peuvent s’exprimer le mieux. La France est le pays le mieux placé pour relever les défis du XXIème siècle , il suffit de constater les progrès de l ‘ aviation civile et le niveau de fiabilité atteint grâce aux ingénieurs du secteur aérospatial. Il faut relancer la culture et créer une ambiance plus enthousiasmante en réunissant les meilleurs ingénieurs et en convergeant vers les solutions technologiques de rupture durables. Autrement dit, à l ‘ échelle gouvernementale,il faut définir des objectifs concrets et ambitieux à atteindre en réorganisant ,à l ‘échelle mondiale la filière aérospatiale civile.
1. Il est nécessaire d’abandonner progressivement le kérosène pour le substituer par l ‘hélium liquide
2. Il faut construire des usines 4.0 de SMES quantiques capables de motoriser des aéronefs fiables en commençant par les E-VTOLS, puis les avions régionaux 100% électrique et enfin les vaisseaux spatiaux puissants.
Les scientifiques du CERN et moi même ont démontré que les SMES quantiques fonctionnent en utilisant les propriétés magiques de l ‘hélium superfluide.
Les ingénieurs français du nucléaire ont montré que la France peut exporter de l ‘électricité vers les pays européens.
Si la partie en excès de la production électrique est stockée dans des SMES quantiques, alors le projet ITER à CADARACHE pourra fonctionner pour produire de l ‘ énergie et peut être fusionner l ‘ hydrogène pour produire de l ‘hélium.
Il faudrait aussi repenser les dépenses dans la construction navale en construisant moins de sous marin nucléaires et commencer à fabriquer un vaisseau spatial intergalactique.
Des plans en 3D de vaisseaux observés par ADAMSKI ont été archivés au Japon par K.Oshima .
IL faut coopérer avec les nations à destinée cosmiques.
D’autre part, j” ai découvert un trou de vers traversable , stabilisé par des tachyons , reliant M31 à M32 et aligné sur la 5ème dimension . Ceci place la civilisation celtique au niveau 3 sur une échelle transcendantale allant jusqu’à 4.
Parallèlement à une amélioration majeure et écologique de la propulsion, il faut assurer un développement des capacités cognitives des pilotes en accord avec les lois et l ‘ harmonie de l ‘ Univers et l ‘activation des 12 brins d’ ADN .
Un pouvoir temporel et spirituel sera la récompense des projets qu’il reste à relever et pourquoi pas, dans quelques années ,la découverte de planètes dans les dimensions supérieures de l ‘ Univers…